Les cystites et les infections urinaires ou vaginales augmentent nettement en été. Et ça n’est pas un hasard : la chaleur, les vêtements trop serrées ou pas assez, la baignade et une hydratation insuffisante créent un terrain favorable aux proliférations fongiques et bactériennes.
Dans cet article je t’explique les écanismes en cause, et surtout les gestes simples et naturels pour les éviter !
Une hydratation insuffisante malgré les chaleurs
On pourrait croire que l’on boit plus en été. Mais c’est sans compter l’énorme quantité d’eau perdue par la transpiration. Pour compenser cette perte due aux fortes chaleurs, il faut parfois doubler sans quantité d’eau pour dépasser les 3 litres par jour.
Et lors d’un exercice physique comme une randonnée en montagne ? Les quantités d’eau consommées peuvent monter jusqu’à 6 litres par jour. Puis que l’eau est utilisée pour la transpiration et la régulation de la chaleur interne, elle est moins disponible pour l’évacuation des toxines. D’où des urines plus foncées et plus odorantes, même en fin de journée.
Or c’est précisément le passage régulier et abondant d’urine qui permet d’évacuer les bactéries présentes dans la vessie et dans l’urètre. Moins on urine, plus elles ont le temps de s’implanter et de proliférer.
Le maillot de bain humide, un terrain idéal pour les bactéries et les mycoses
Rester plusieurs heures dans un maillot de bain mouillé, souvent en matière synthétique créé un environnement chaud, humide et peu ventilé à proximité de l’urètre. Il en va de même pour des vêtements serrés qui empêchent l’évacuation de la transpiration au niveau de l’entrejambes. Cela créé exactement les conditions dans lesquelles les bactéries se développent le plus facilement.
Pour peu qu’il y ai eu un passage en bord de mer et le phénomène se retrouve amplifié par frictions et les micro-irritations locales. Ces micro-coupres permettent plus facilement aux bactéries et mycoses de s’installer.
Si les baignandes s’effectuent plutôt en piscine, l’eau chlorée peut irriter légèrement les muqueuses et fragiliser la flore locale protectrice.
Moins de passages aux toilettes
Le rythme de l’été change ! Il est souvent bien plus marqué par des sorties, des trajets, des activités extérieures, ce qui rends l’accès moins facile à des toilettes. Résultat, on retient plus souvent l’envie d’uriner. Cette rétention prolongée laisse le temps aux bactéries de coloniser la vessie avant d’être évacuées.
Même sans se retenir, le changement de rythme estival des sorties et voyages ne permet pas toujours l’accès à des lieux propres. Selon la sensibilité immunitaire de chacune, le contact avec un lieu sensible peut entrainer une contamination.
Une fois l’infection en place, les bactéries s’installent sur les parois de la vessie et deviennent plus difficilement délogeables. Les mycoses en font de même au niveau vaginal.
Des rapports sexuels plus fréquents
Et oui ! l’été est aussi une période où l’activité sexuelle est souvent plus fréquente, ce qui augmente mécaniquement le risque de transport de bactéries ou de mycoses d’un partenaire à l’autre. Mais il est également possible d’un transfert interne en raison de la proximité anatomique entre urètre, vagin et anus. En bref, selon l’ordre dans lequel vous pratiquez votre plaisir, cela peut influer sur la sensibilité infectieuse.
Plusieurs règles préventives sont à appliquer le plus possible : se laver avant ET après chaque rapport (cela commprend toutes les parties qui seront en contact : sexe, mains, visage, jouets intimes …), uriner juste a près un rapport (le jet d’urine va pousser les bactéries vers l’extérieur), et pour la gente masculine : pensez à vous décaloter sous la douche car les germes peuvent se loger sous la peau du gland ce qui aurait pour effet de réinfecter vos partenaires à chauqe rapport. Et la dernière qui n’est pas la moindre : Protégez-vous ! Les préservatifs ne servent pas uniquement à éviter une grossesse. Ils servent aussi et surtout à limiter la transmission des germes.
Les gestes de prévention naturelle
- Buvez régulièrement de l’eau, tout au long de la journée, et sans attendre la sensation de soif. L’objectif, c’est d’uriner clair et fréquemment.
- Faites sécher votre maillot de bain dès que possible, plutôt que de le garder plusieurs heures sur vous. Si vous êtes sensible, changez au cours de la journée.
- Urinez dès que le besoin se fait sentir, sans vous retenir, et pensez à uriner après la baignade comme après un rapport sexuel.
- Privilégiez des sous-vêtements en coton, qui sont plus respirants que les matières synthétiques, surtout en périodes de chaleurs. Il servent à vous protéger des germes extérieurs. Et évitez les tenues trop serrées. Les string, tanga et autres sous-vêtements sexy doivent être maniés avec précaution en cas de fortes chaleurs, et doivent être évités si vous déclenchez des infections facilement.
- Pour l’hygiène intime, évitez les savons classiques du commerce qui sont parfumés ou agressifs : ils fragilisent la flore protectrice. Un nettoyant doux au pH physiologique type Hydralin suffit (il se trouve dans n’importe quelle pharmacie).
- La canneberge (cranberry) est utile en prévention : ses proanthocyanidines limiteraient l’adhésion des bactéries aux parois de la vessie. Demandez-moi conseil pour un dosage adapté à votre situation.
- Les probiotiques ciblés peuvent contribuer à soutenir l’équilibre de la flore vaginale et urinaire, en particulier en cas d’épisodes récidivants. Leur utilisation s’inscrit dans un protocole de rééquilibrage de terrain si vous souahitez un effet durable.
⚠️ Point de vigilance
Ces conseils sont des mesures de prévention et ne remplacent pas un avis médical. En cas de brûlures, d’envies fréquentes et douloureuses d’uriner, de fièvre ou de douleurs dans le bas du dos, consultez rapidement : une infection urinaire non traitée peut évoluer vers une atteinte plus sérieuse (pyélonéphrite). Notez également que ça n’est pas une problématique uniquement féminine. Les hommes peuvent également déclencher des infections urinaires. Elles sont moins fréquentes, mais beaucoup plus douloureuses, et le traitement est tout sauf confortable.
Prenez bien soin de vous
Ambre
Questions fréquentes
Oui : une hydratation régulière et suffisante est l’un des leviers de prévention les plus efficaces, car elle permet d’évacuer mécaniquement les bactéries par des urines fréquentes et peu concentrées.
Oui : porté longtemps, il maintient une chaleur et une humidité proches de l’urètre qui favorisent la prolifération bactérienne. Le changer rapidement après la baignade limite ce risque.
Oui, en rpévention. Elle est traditionnellement utilisée pour limiter l’adhésion des bactéries aux parois urinaires, en cure préventive notamment chez les personnes sujettes aux cystites récidivantes. Elle ne remplace pas un traitement en cas d’infection déclarée.
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